Introduction aux questions de 3ème genre.
Il est nécessaire, pour cet écrit, que je partage ma réflexion et ma vision des choses sur ce sujet. J’y aborde certaines notions inhabituelles, dans le but que, cher·e lecteur·rice, vous puissiez comprendre pourquoi ce travail n’est ni nocif ni dangereux pour la langue française, ni pour la société. Je ne cherche pas uniquement à inclure les minorités LGBT — dont je fais moi-même partie — mais bien tout le monde.
L’inclusivité ne se vit pas de la même manière selon si l’on est la personne exclue ou celle à qui l’on demande de faire une place, parfois à quelqu’un que l’on n’apprécie pas ou que l’on juge. Evidement qu’il n’est simple pour personne d’inclure l’autre quand il est différent, ou même quand il ne nous apprécie pas. Les humains, bien que semblables, ont tous des différences.
Le travail de BBB est une base très intéressante pour apporter des solutions aux problèmes de représentation de genre dans une langue française encore très binaire. Ce qui est réellement important avec ce travail, c’est que le langage de chaque peuple, au fil de l’histoire, reflétait sa manière de voir et de comprendre le monde. Cela influence la structure même du cerveau et, par conséquent, notre perception de la réalité et des représentations sociales.
En réalité, au-delà d’une “vague” de protestation Queer, le travail de BBB pose de vraies questions de société et d’égalité des genres. On en vient même à décloisonner ces catégories pour créer une idée de “non-genre” général. Évidemment, les femmes et les hommes existent toujours, mais grâce a ce travail, on cesse de déshumaniser les personnes intersexes qui existent bel et bien, et que l’on opère parfois comme s’iels étaient un “problème” à corriger. Mais alors comment le dessins de caractère peut changer l’importance des rôles de genres au seins des sociétés et pourquoi est t’il nécéssaire de faire ce travail de changement de la langue et de l’écriture?
Partie 1
Qu’est-ce que l’intersexualité ?
Ce qui pourrais représenter " physiquement " le 3éme genre serais les personnes intersexes. Même si iels forment une minorité, comme bien d’autres catégories, les personnes intersexes existent, et leur identité de genre également. On peut considérer qu’iels sont transgenres si iels se reconnaissent homme ou femme, et non pas non-binaires.
Certain·es le souhaitent, et peuvent alors choisir leur genre à ce moment-là. Mais pour celle.ux qui vivent très bien leur corps tel qu’il est, même s’iels sont minoritaires ( soit 1,7 % des naissances chaque année, environ 13 600 en France, selon le site de l’Assemblée nationale1 ), leur existence demeure. À titre de comparaison, les personnes transgenres représenteraient environ 0,33 % de la population, soit 180 000 personnes en France — un chiffre inférieur à celui des personnes intersexes, toujours selon l’Assemblée nationale.
Personnes intersexes Have, Miriam van der. « Que signifie ce drapeau jaune ? » Seksediversiteit
D’après et je cite mots pour mots Fiche pratique Le respect des droits des personnes intersexes du gouvernement français :
« Les personnes intersexes ont des caractéristiques sexuelles qui ne correspondent pas aux définitions types des corps féminins ou masculins. On peut en distinguer trois types : • Des organes génitaux atypiques .> • Une production atypique d’hormones ou une réceptivité différente aux hormones. • Une constitution génétique atypique . Il faut noter que ces différentes réalités ne sont pas des pathologies. Dans la large majorité des cas, la santé n’est pas menacée par des caractéristiques sexuelles atypiques, même si d’autres aspects d’un syndrome peuvent exceptionnellement requérir un traitement. »
Est-ce une maladie? Est-ce dangereux pour la santé mentale comme physique?Est-ce non féministe Beaucoup de questionnements qui cherchent à décrédibiliser les personnes trans, ou à les dissuader — ou tout simplement un manque d’éducation et de normalisation. Le grand public, et la majorité, doivent aujourd’hui apprendre que l’oppression d’un genre est absurde, peu importe qu’il s’agisse des femmes ou des personnes trans/non-binaires. Alors bien même que pour les personnes intersexes les même opérations sont réalisées sans consentement éclairé et de plus faites à un âge bien trop précoce. Ce choix bien que compliqué ( si il n’est pas engageant pour le pronostic vital de l’enfant concerné ) n’est donc pas grave. On peut même simplement attendre que l’enfant grandisse encore.
Ce combat doux, à base d’éducation et de normalisation, consiste simplement à respecter et à mettre sur un pied d’égalité les personnes trans, non-binaires, femmes cis et hommes cis. Comme il est facile de le déduire, les personnes intersexes sont un réel enjeu de compréhension du genre dans nos sociétés.
La culture et le troisième genre dans nos sociétés.
Sortons maintenant du cadre politique pour explorer les mythes et cultures humaines, à la recherche du troisième genre. Qui n’est évidemment pas " hermaphrodite ", mais bien non-binaire. Mais vu qu’une grande partie des gens on tendance a mélanger les deux j’ai quand même choisi de vous le définir.
Le mythe grec d’Hermaphrodite, d’après le Dictionnaire de mythologie grecque et romaine ( Larousse ) :
Fils d’Hermès et d’Aphrodite, d’où son nom. Élevé par les naïades, ce jeune garçon d’une grande beauté découvre un jour un lac clair où vit la nymphe Salmacis . Celle-ci tombe amoureuse de lui, mais Hermaphrodite rejette ses avances. Profitant qu’il se baigne, Salmacis se jette à l’eau, l’enlace de force et demande aux dieux de ne jamais être séparée de lui. Exaucée, elle se fond alors à son corps : leurs deux êtres deviennent un seul, à la fois homme et femme. Pris de colère et de honte, Hermaphrodite appelle ses parents à maudire l’eau du lac : désormais, quiconque s’y baigne perdra sa virilité. Ainsi naît la fontaine de Salmacis, réputée pour “efféminer” ceux qui en boivent.
Par cette relation non consentie entre les deux protagoniste et le fait que le jeune hermaphrodite ai seulement 15 ans au moment des faits… évidemment, de là né le mots et sa définition mais cela induit un aspect non naturel avec une idée de devoir sauver la personne qui en est victime. Ce mythe est similaire a celui de l’androgyne est rapporté par Platon dans le Banquet : à l’origine, l’humanité est constituée d’êtres à quatre bras et quatre jambes, en forme de boule, qui se révoltent contre les dieux de l’Olympe ; Zeus, conscient de leur puissance, les sépare en deux. Hermès se charge de parachever le travail. L’amour n’est ni plus ni moins que la quête de la moitié complémentaire par tout androgyne. L’amour serait alors la quête de notre moitié perdue. On comprend ici que l’être double, androgyne, est vu comme un être parfait.
Dans de nombreuses cultures, un troisième genre a historiquement existé, mais il a fréquemment été effacé par les processus de colonisation. Intéressons nous a ces cultures, le magazine « ça m’intéresse » écrit une article nommé « Quel est le premier pays au monde à reconnaître le troisième genre ? » écrit par Par Koffi Serge N’Guessan2, Rédacteur spécialisé publié le 29 décembre 2023. Qui relate de ce troisième genre dans plusieurs culture je cite:
Indonésie – Waria
Le terme waria désigne des personnes qui ne se reconnaissent ni comme homme ni comme femme. On les décrit donc comme non genrées, sans utiliser les catégories masculines ou féminines.
Angleterre ( vers 1700 – XIXe siècle )
Un “troisième sexe” aurait existé parmi les hommes efféminés travaillant dans les molly houses. À partir des années 1860, des auteurs comme Karl Heinrich Ulrichs et plus tard Magnus Hirschfeld ou Edward Carpenter ont repris cette idée pour désigner des identités de genre non conformes aux normes binaires.
Allemagne ( fin XIXe siècle )
Les notions de drittes Geschlecht (« troisième sexe ») et Mannweib (« homme-femme ») étaient utilisées pour qualifier, souvent péjorativement, les féministes. Le roman Das dritte Geschlecht (1899) caricature ces femmes comme « neutres », mêlant apparence féminine et “âme masculine”.
Népal ( contemporain )
Le pays reconnaît légalement un troisième genre dans les documents officiels, pour les personnes qui ne se reconnaissent ni homme ni femme.
Premières sociétés amérindiennes
Plusieurs peuples reconnaissaient des individus “ deux-esprits ”, considérés comme un troisième genre intégrant des rôles et caractéristiques masculines et féminines.
Autres cultures
Dans certaines sociétés samoanes, polynésiennes ou africaines, des identités en dehors du binaire existent également. Aujourd’hui, ces traditions nourrissent les réflexions contemporaines sur les droits LGBTQ+ et la reconnaissance des genres non binaires.
Tout cela mène à une seule conclusion : si la nécessité d’une preuve de l’existence d’un troisième genre, en dehors d’une interprétation strictement psychologique, se faisait ressentir, il suffit d’observer que cette existence était déjà connue, bien que souvent mal interprétée comme une simple « malformation ». Il est aujourd’hui essentiel de reconnaître que notre compréhension de nous-mêmes et du monde repose parfois sur des fondements erronés, et qu’un changement de regard s’impose.
Partie 2 Les graphiste, une solution au problèmes d’inclusions.
Dans cette seconde partie, après avoir exploré les thèmes du genre neutre et du troisième genre, nous pouvons nous pencher sur les solutions que la lettre peut apporter à cette inclusion.
Définition de l’écriture inclusive :
Généralement définie comme un « ensemble d’attentions graphiques et syntaxiques permettant d’assurer une égalité des représentations entre les hommes et les femmes », elle peut prendre de multiples formes et ne se résume donc pas au très controversé point médian.
Pour enfin faire rimer inclusivité et accessibilité.
Dans le cadre de son mémoire de DNSEP Design Graphique, Sophie Vela3 choisit de s’intéresser au mouvement de la typographie inclusive. Confrontée à l’argument récurrent de la difficulté de lecture provoquée par les écritures inclusives pour les personnes dyslexiques et neuro-atypiques, elle s’est emparé de ce sujet afin de comprendre et mettre en lumière les conflits –réels ou éventuels– entre accessibilité et inclusivité. Voilà un petit extrait de ce qu’elle nous partage sur l’accessibilité depuis le site Révolution graphique post-binaire :
Travail de Sophie Vela _Fontes | Typothèque BBB. https://
La légende et Have, Miriam van der. « Que signifie ce drapeau jaune ? » Seksediversiteit
"L’accessibilité de l’écriture et des typographies inclusives pour les personnes dyslexiques, neuro-atypiques et/ou malvoyantes peut être questionnée à différent niveaux : l’utilisation détournée de caractères, la création de nouvelles lettres, la densité des textes, l’incompatibilité avec les lecteurs d’écrans.
Dans le cas de la dyslexie qui touche tout de même beaucoup d’enfants, les problèmes qu’elle leur fait rencontrer sont souvent différents. Il existe déjà quelques caractères pour aider les enfants a mieux lire mais rien ne prouve encore leur efficacité a ce jour. Elle à alors questionné Jonathan Fabreguettes sur la possibilité de création de glyphes inclusifs avec son caractère Luciole, dessiné pour faciliter la lecture aux personnes malvoyantes. Il est catégorique les ligatures serons trop gênantes pour la lectures des personnes malvoyantes. Alors que malgré le fait que ces personnes aient du mal à lire il est fort probable que certaines d’entres elles ne soient pas nécessairement contre l’idée d’une meilleurs inclusivité de genre ou alors carrément concernée par celle-ci. De plus il est fort probable que leur activités principales ne sois pas la lecture avec leurs yeux mais plus en livres audios. Et que l’essentiel qu’elles aient a lire soient des élément signalétiques qui ont rarement besoins de caractères inclusifs.
Sophie Vela cite notamment la lettre ouverte rédigée par le Réseau d’Études Handi-Féministes qui défend de nouvelles formes d’écriture et critique l’instrumentalisation des personnes dys et handies au profit d’une idéologie sexiste :
Cette lettre parle également de la fédération " Les aveugles disent non au mélange des genres " ce texte adopte une position critique face à l’idée que les règles de construction de la langue puissent être liées à des discriminations sexuelles. Ils considèrent cette association comme une confusion issue d’un manque de culture et estime que dénoncer ces règles comme des symboles d’inégalités sociales relève d’un combat infondé et simplificateur.
Les handi-féministes répondent intelligemment a ce message dans un texte où, les auteurices soulignent que le rejet de l’écriture inclusive ignore des décennies de recherches en sciences du langage. Iels rappellent que, selon la sociolinguistique, la langue est une construction sociale qui reflète les rapports de pouvoir, ce qui donne une portée non neutre à la règle du masculin " qui l’emporte ". L’histoire et la grammaire montrent également que cette domination masculine est relativement récente et qu’elle a entraîné la disparition de nombreux termes féminins, aujourd’hui réhabilités par l’écriture inclusive. Enfin, nous savons que le message du discours indiquent que l’écriture inclusive dépasse largement l’idée d’un simple " mélange des genres ", puisqu’elle porte des enjeux politiques, symboliques et sociaux. Les auteurices invitent donc leurs lecteurices à se documenter avant de condamner cette pratique.
La question alors se pose dans le travail de Sophie Vela. Comment trouver une réponse unilatérale à une problématique si large que celle de l’inclusion? A ce sujet elle cite H sur son travail sur l’écriture gothique " Fraktur Mon Amour, Princeton, 2006 ".
« Ces nouvelles formes de typographies marginales, à l’image de celle·ux qui les créent, ne sont qu’un outil supplémentaire pour créer des façons de parler du monde qui leur ressemble. « Queer » était à l’origine une insulte, un mot signifiant « étrange », « bizarre », « tordu », pour les personnes qui ne rentraient pas dans les normes. De même que nous nous sommes réapproprié ce terme, réapproprions-nous le design en le dotant de formes considérées étranges et tordues, à l’image de nos identités et de nos systèmes de pensée. »
ce que nous pouvons conclure de son travail c’est que pour rendre la typographie réellement inclusive et accessible, il faut en confier la création aux personnes qui en sont habituellement exclues. Selon cette perspective, ce sont elles qui peuvent imaginer et façonner des formes d’écriture capables de représenter un monde où elles ne seraient plus marginalisées. Autrement dit, l’inclusivité ne peut émerger que lorsque les outils typographiques sont réappropriés par celles et ceux qui n’ont pas accès aux normes de lecture dominantes.
La lettre dominante est masculine donc neutre
Flo Parmentier4 questionne la présence du genre dans le domaine du dessin de caractère : quelle influence les stéréotypes de genre ont-ils eu sur l’histoire de la création typographique? Qu’en retient-on aujourd’hui? Ces réflexions, développées lors de l’écriture de son mémoire en licence à l’Ésad d’Amiens, sondent l’histoire viriliste de l’imprimerie, à l’origine d’un « genrage » typographique toujours bien ancré, étudiant ses causes et ses conséquences sur le site Révolution typographique post-binaire.
Il explique que lors de la sixième convention annuelle des imprimeurs de l’United Typothetae of America, De Vinne5 fit un discours qui devint peu après, lors de sa publication dans la revue American Bookmaker, le manifeste « Masculine Printing ». Il y traduit ses préoccupations en prétendant l’existence de « deux styles d’imprimerie » auxquels il attribue un genre :
« J’appelle masculin tout imprimé remarquable pour sa lisibilité, pour sa force et son absence d’ornements inutiles. J’appelle féminin tout imprimé remarquable pour sa délicatesse, et pour la fragilité qui accompagne toujours cette délicatesse, ainsi que pour sa profusion d’ornements. »
Pour lui, la « typographie masculine » serait la plus parfaite, celle de tous les grands livres du monde et qualifie alors les caractères plus fin plus ornés de féminins moins lisible, trop de décorations inutiles.
Les choix des caractères féminins et masculins au lieu de sobre et ornementé à bien sûr un but précis celui de discréditer ses opposantes féminines dont la présences au sein du milieux de l’imprimerie augmente.
la typographie contemporaine reste imprégnée de stéréotypes de genre hérités de l’histoire, depuis De Vinne jusqu’aux cursives dites « féminines ». Un exemple marquant est celui des lettres sans empattements – les linéales – souvent présentées comme « neutres » ou « universelles ». Pourtant, un article du Walker Art Center les qualifie explicitement de « masculines », décrivant leur apparence comme autoritaire, banale et peu expressive, ce que reflètent des polices comme Arial ou Helvetica.
De Vinne, dans son manuel Plain Paper, évoquait déjà ces formes qu’il appelait « gothiques », des lettres simples et rudimentaires, tout en leur attribuant malgré lui des traits associés au masculin.
Ce qui est expliqué dans tout cela, c’est que l’écriture a été théorisée pour que le masculin sois, plus que simplement les hommes, mais bien tout le monde, représenté par eux. Car évidement l’homme est le seul représentant de tous sur terre, la moitié de la planète ( les femmes en l’occurrence ) et les personnes non-binaires et intersexes ( qui évidemment n’existent pas car les hommes n’ont pas pris la peine de réfléchir a cette question, car cela remettrait en cause leur suprématie. ). Simplement nous faisons face a une sorte de manipulation par le langage du genre masculin. En voulant se cacher derrière des excuses stupides comme une écriture plus lisible, plus belle a l’écoute et autre… ils justifient de mettre de côté tous les autres humains vivants. Une langue vivante change, et cela est nécessaire, car les temps changent eux aussi. Et si nous faisons en sorte de modifier le langage par l’écriture avec des lettrines inclusives et autres ligatures post-binaire, nous pourrons alors faire parler les futurs Français de façon inclusive et respectueuse en levant implicitement, par l’évolution de la langue, le côté anormal des personnes non-binaires et la violence systhémique des femmes.
La théorie de « l’effet design » appliquée à la typographie inclusive.
Dans le cadre de son mémoire de Master en communication visuelle et graphisme, à l’Académie des Beaux Arts de Tournai, Ariane Barba6 se pose la question de la responsabilité dans la pratique du design graphique. Ce texte est un extrait du chapitre « Pourquoi les designer·euses graphiques doivent-iels être conscient·es de leur responsabilité? », elle y aborde le caractère typographique dans le but d’interroger le rôle d’un objet de design et sa réception dans nos sociétés occidentales. Cet exemple permet de mettre en lumière la théorie de « l’effet de design » par une application concrète, consciente et politique.
L’effet design dont nous parlions ci-dessus, est défini par Stéphane Vial7 comme un système composé de trois principes imbriqués.
Le shémat de l’effect design _ Geometry. « Révolution typographique post-binaire ». Révolution typographique post-binaire, https://
Il distingue trois effets majeurs du design. D’abord, un effet ontophanique, par lequel le design transforme les manières d’être et de vivre ensemble en introduisant de nouveaux dispositifs et usages. Ensuite, un effet callimorphique, qui concerne la beauté formelle et l’harmonie des formes, considérée comme une dimension importante mais non centrale du design. Enfin, un effet socioplastique, qui attribue au design un rôle de transformation sociale, orienté vers l’amélioration des usages et porté par une intention utopique tournée vers les autres. Ce que les designer sont accusés de faire ici c’est de créer des lettres trop fun " trop " design " qui ne sont pas classique qui cassent les codes deviennent étagent et qu’on ne comprend qu’avec un œil de designer. Il est reprocher que tous ne peuvent pas forcément lire ce genre de caractères, d’une part par ce qu’ils sont nouveau mais d’une autre, par ce qu’ils sont étranges et difficile à écrire. Avec des choix de lettres ou de ligatures trop complexes. Pour beaucoup seul la solution du point médiant serais la bonne mais trop long a écrire également.
L’autrice de cet écrit sur l’effet design cite également :
" Le designer […] ne jouit pas d’une liberté sans bornes. Il est soumis à un faisceau complexe de contraintes et de normes en évolution permanente. Mais surtout : il est soumis au verdict des usagers. Il ne travaille pas seulement à partir de son désir propre (condition qui demeure toutefois indispensable à tout travail créatif), mais à partir du désir de l’autre."
Les solutions sur le sujet donnée par bye bye binnary, sont certes créatives, mais on le défaut d’êtres étranges et trop design et illisible. Il est vrais que cela change beaucoup de ce que nous connaissons. Mais il est nécessaire que pour qu’il y ait du changement et une égalité des genres, dans le langages de changer l’écriture de faire un effort. Il faut travailler sérieusement sur ces questions et trouver des solutions nouvelle et qui plairons au grand public, cela permettra au projet de s’enracinés et de grandir de façons Être plus positif·ve dans l’avis public, car on ne peut pas inclure sans inclure tout le monde, au risque de créer davantage de divisions. Créer le neutre dans nôtre belle langue sans la dénaturée complètement, ou alors en trouvant des compromis en cherchant dans l’histoire de la langue, dans les patois. nous raviverons peut-être, des parts du français qui avaient été effacé pour uniformiser la langue dans le pays il y a longtemps.
Nous solutionnerons se problème en tant que graphiste, nôtre rôle dans le changement est important et si nous pouvons en faire profiter tout le monde, le regard sur de graphisme.
Bye bye binary la collective qui a fait frissonner l’académie française
Grâce aux travail de Bye Bye Binary, la collective met tout le monde sur un pied d’égalité et permet, de plus, aux personnes trans, queer, et non-binaires d’exister également dans le langage. Le livre racontant le parcours de la collective est politique et transféministe. Le texte présenté ici est une version longue de celui publié en 2021 par Bye Bye Binary dans la revue Raddar. Il permet de développer à l’écrit les problématiques qui ont accompagné la collective.
Iels choisissent de s’identifier comme une collective à géométrie variable, composée de designers, d’artistes, de performeur·euses…
Livre bye bye binary n°ée _Fontes | Typothèque BBB. https://
Caractère lea Cancre de Sophie Vela _Geometry. « Révolution typographique post-binaire ». Révolution typographique post-binaire, https://
Caractère lea Cancre de Sophie Vela _Geometry. « Révolution typographique post-binaire ». Révolution typographique post-binaire, https://
Tout est parti d’un manuel scolaire publié par Hatier à destination du CE2.
Ce manuel était écrit par moment en inclusif.
Selon L’académie française, cela rendrait le livre totalement illisible et incompréhensible pour les élèves… une déclaration évidemment faite sans leur demander un seul instant ce qu’il en avait penser ni leurs expliquer pourquoi cela était-il fait.
Le point médian, pourtant simple à lire, a lui aussi été source de débat et même interdit dans les actes administratifs de l’Éducation nationale (en mémoire, sans doute, de cet enfant « étouffé » par les pages inclusives de ce manuel Hatier), ainsi que dans les pratiques d’enseignement il ne faudrait surtout pas influencer la jeunesse.
Dans une lettre ouverte à propos de l’écriture inclusive, deux directeurs en exercice de l’Académie française la jugent ainsi :
« Violente les rythmes d’évolution du langage selon une injonction brutale, arbitraire et non concertée, qui méconnaît l’écologie du verbe. »
En 2022, plusieurs sénateurs déposent une proposition de loi visant à interdire l’usage du point médian et des néologismes comme iel.
Bye Bye Binary explique que nous sommes ici à un tournant de notre humanité : quel est l’intérêt de nier l’existence de l’autre?
Iels ont donc cherché ou créé des caractères contenant des Unicode dédiés aux signes inclusifs, ou des refontes avec des glyphes inclusifs, comme le caractère BBB Baskervol, créé par la collective en collaboration avec l’ANRT.
Ce caractère est une reprise du Baskerville, bien connu pour faciliter la lecture des textes longs.
Plusieurs institutions différentes ont demandé des forks post-binaires à BBB pour asseoir leurs idées ou leurs identités graphiques. Un fork est ici un moyen de refonte post-binaire plus rapide.
Leur travail s’est alors mis à ce jour en première ligne pour changer les choses et pousser le graphisme à ne pas seulement rester sur ses acquis habituels et faire du lisible blanc et noir sur fond de grille à l’aspect suisse, le type de graphisme ultime. De ne plus uniquement vénérer la Helvetica. Mais de faire du graphisme une figure de proue de l’inclusion et du changement des mentalités, et non plus du consumérisme et de l’uniformisation du monde.
Alors maintenant pourquoi le dessins de caractère peut changer l’importance des rôles de genres au seins des sociétés et pourquoi est t’il nécessaire de faire ce travail de changement de la langue et de l’écriture ?
Tout simplement par ce que pour des raisons patriarcale, le genre est une notion importante pour savoir qui est dominant et dominé. Cela dérange que le langage ne reflète plus cet aspect. Plus que pour des raisons de compréhension ou alors de lisibilité, ce qui dérange avec ces projets c’est le changement des mentalités le changement du monde et de son fonctionnement qui opère déjà depuis quelques temps. Les femmes se libères travaillent et vivent normalement pour la première fois depuis des siècles. cela même qui mènes les hommes a se radicaliser voyant leurs privilèges disparaître et devenir une norme sociale. Le derniers rempart pour complètement écraser cette mentalités de disparités homme femmes est bien alors dans le langage et son écriture pour éduquer les jeunes générations a ce que entre eux il n’y ais pas de différences genrées. Le graphisme peut alors, s’il est réfléchi avec nos problématiques actuelles et même les autres milieux du design, devenir une solution à long terme à bien d’autres problèmes de société comme l’écologie, la politique, l’éducation, la surconsommation, et bien encore. Nos métiers ont une force que les autres n’ont pas : ils sont absolument partout, ils influencent les esprits, ils les attirent, parfois même les manipulent. Mais son plus grand point fort, c’est d’être invisible aux yeux de tous, comme un caractère de labeur bien dessiné, mais remarquable comme une campagne de pub contre le tabac. Avec ces outils, il est possible de mettre l’opinion publique sur une voie nouvelle et d’inciter à la réflexion. À présent, à nous de faire changer les choses, à nous de façonner le monde de demain.
Références
Bibliographie
CMN. Qu’est-ce que l’écriture inclusive ? – CMN [en ligne]. [S. d.] [consulté le 27 janvier 2026]. Disponible à : <URL : https://
GEOMETRY. « Révolution typographique post-binaire ». Dans : Révolution typographique post-binaire [en ligne]. [S. d.] [consulté le 20 octobre 2025]. Disponible à : <URL : https://
Fontes | Typothèque BBB [en ligne]. [S. d.] [consulté le 12 novembre 2025]. Disponible à : <URL : https://
Nina Paim, Sophie Vela, Chloé Horta, Bye Bye Binary n°é·e,Bye Bye Binary, 03/05/2025
lyonefigies. « Contre la récupération du handicap par les personnes anti écriture inclusive ». Billet. EFiGiES, 15 décembre 2020, https://
DINdong | Typothèque BBB. https://
« XX, XY ». ☺︎, http://
Quel est le premier pays au monde à reconnaître le troisième genre ? – Caminteresse
Remerciements
Thanks forks.
Les comptes rendus des groupe d’études: Discriminations et LGBTQI-phobies dans le monde – Table ronde portant sur les mutilations subies par les personnes intersexuées à leur naissance – Assemblée nationale [en ligne]. [S. d.] [consulté le 30 septembre 2025]. Disponible à : <URL : https://
www2 >. ↩︎.assemblee ‑nationale .fr/15/les ‑groupes ‑d ‑etudes/les ‑comptes ‑rendus/comptes ‑rendus ‑ge ‑discriminations ‑et ‑lgbtqi ‑phobies ‑dans ‑le ‑monde/table ‑ronde ‑portant ‑sur ‑les ‑mutilations ‑subies ‑par ‑les ‑personnes ‑intersexuees ‑a ‑leur ‑naissance Rédacteur spécialisé Koffi Serge N’Guessan est un journaliste et rédacteur spécialisé chez Prisma, dédié à éclairer les questions cruciales émergentes dans l’univers numérique. Avec une expertise pointue sur les moteurs de recherche, les forums, les réseaux sociaux et autres plateformes digitales, il explore les méandres de l’Internet pour démystifier les sujets transversaux (la santé, la société, l’histoire, la culture, l’environnement, la science, la technologie, la faune et la flore, etc.) grâce à la contribution d’experts et autres travaux de recherche scientifique sollicités lors de ses écrits. ↩︎
Sophie Vela est graphiste, activiste et étudiante en master de design graphique aux beaux-arts de Rennes. Son travail, axé sur la remise en question des normes établies et le témoignage comme outil de lutte, fluctue entre design éditorial, typographie, photographie et illustration. Elle mène une recherche sur la typographie inclusive et ses enjeux de lisibilité, notamment pour les personnes dyslexiques. Elle est l’une des fondatrices du projet et collectif Les mots de trop, qui lutte depuis 2019 contre tous types de violences en écoles d’art. ↩︎
Après six ans d’études de graphisme, Flo Parmentier trouve, grâce à l’image, une passion plus large pour l’apprentissage, l’écriture et la transmission. Ses intérêts se trouvent au croisement de l’art et du social, entre création militante et déconstruction flamboyante. Après Paris, Amiens et Buenos Aires, son cœur bat depuis quelque temps de Rennes à la Provence, partagé entre la chaleur festive de l’art du drag et l’étude paisible de la typographie aux Rencontres de Lure, lieu à haute valeur symbolique encore tout à déconstruire. ↩︎
Theodore Low De Vinne est un imprimeur et théoricien de la typographie américain, connu pour ses écrits majeurs sur l’histoire et la lisibilité des caractères, ainsi que pour avoir inspiré un style typographique portant son nom. ↩︎
Étudiant(e) à Académie royale des Beaux-Arts et des Arts décoratifs de Tournai ↩︎
Fils de menuisier, je suis un ancien étudiant de première génération universitaire. Docteur en philosophie, j’ai commencé ma carrière en France comme « prof. de philo », avant de découvrir le design à l’École Boulle, à Paris, où j’ai enseigné plusieurs années. C’est également à Paris que je me suis formé au design d’interaction et que j’ai exercé au sein de mon propre studio de design web et graphique, avec plus de 30 réalisations dans le secteur culturel, public et associatif. Professeur titulaire à l’École de design de l’Université du Québec à Montréal, je suis aujourd’hui l’un des chercheurs francophones en design les plus reconnus internationalement ↩︎